Histoire

« Depuis l’aube des temps, l’homme a toujours tenté de soulager les souffrances corporelles de ses semblables, soit avec des plantes, soit avec ses mains. Il s’est très vite rendu compte qu’elles pouvaient soulager et guérir. »

Dans l’antiquité, les techniques manuelles étaient déjà utilisées quotidiennement. Pour ce qui est des techniques structurelles, les manipulations, les ostéopathes n’ont rien inventé mais l’ostéopathie apporte un nouveau regard sur la santé.

L’ostéopathie a été découverte voici un siècle par le Dr Andrew Taylor  Still (1828-1917). Fils de médecin et élève de James Taylor Kent, homéopathe, il s’est inspiré de la tradition médicale homéopathique, de la culture des Amérindiens du Nord ainsi que de la mécanique dont il applique les lois à l’homme. Still a codifié et établi petit à petit les principes de base de l’ostéopathie qui aujourd’hui encore n’ont jamais été démentis.
Il fonde en 1892  l’ « American School of Osteopathy »à Kirkville (Iowa)
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   Andrew Taylor Still

En Europe, nous devons les débuts de l’ostéopathie à John Martin Littlejohn, un des élèves de  A.T. Still, qui crée à Londres la « British School of Osteopathy ».

Les concepts de l’ostéopathie ont évolué au fil du temps, repris, modifiés et améliorés suivant l’expérience des praticiens. L’évolution des connaissances donne aussi naissance à de nouvelles techniques.

 

  John Martin Littlejohn

 

Quelques travaux importants :

  • Les rapports entre le système musculo-squelettique et les fonctions digestives, hormonales, …
  • La mobilité crânienne et son influence sur toutes les autres fonctions
  • Les relations des différents feuillets embryologiques

L’ostéopathie appliquée au cheval est beaucoup plus récente. Depuis des années, des ostéopathes la pratiquaient pourtant sur les animaux de l’un ou l’autre patient ayant requis leur aide. Malgré l’efficacité de ces traitements, l’ostéopathie animale peine à se répandre car elle était exclusivement réservée au diplômés en médecine vétérinaire.

C’est grâce au docteur vétérinaire français Dominique Giniaux que l’ostéopathie équine prend son essor dans les années 70.

 

  Docteur Dominique Giniaux
Définition

Si l’on s’en tient à l’éthymologie, le mot « ostéopathie » vient de 2 mots : « osteon »=os et « pathos »=ce que l’on éprouve (maladie). Ce serait donc l’étude de l’influence des os en corrélation avec la maladie, les causes et le remède mais ceci est relativement éloigné et restrictif de ce qu’est réellement la pratique de l’ostéopathe.

La définition retenue actuellement est celle qui fût établie par d’un commun accord par les ostéopathes lors de la «Convention européenne d’Ostéopathie » se tenant a Bruxelles en 1987 :

« L’ostéopathie est une science, un art et une philosophie des soins de la santé, étayée par des connaissances en évolution.

  • Sa philosophie englobe le concept de l’unité de la structure de l’organisme vivant et de ses fonctions. Sa spécificité consiste à utiliser un mode thérapeutique qui vise à harmoniser les rapports de mobilité et de fluctuation des structures anatomiques.
  • Son art consiste en l’application de ses concepts à la pratique médicale dans toutes ses branches et spécialités.
  • Sa science comprend notamment les connaissances comportementales, chimiques, physiques et biologiques relatives au rétablissement et à la préservation de la santé, ainsi qu’à la prévention de la maladie et au soulagement du malade.
Les concepts ostéopathiques mettent en évidence les principes suivants :
  • le corps, par un système d’équilibre complexe, tend à l’autorégulation et à l’auto-guérison face aux processus de la maladie,
  • le corps humain est une entité dans laquelle la structure et la fonction sont mutuellement et réciproquement interdépendantes.
  • Un traitement rationnel est fondé sur cette philosophie et ces principes. Il favorise le concept Structure/Fonction dans son approche diagnostique et thérapeutique par des moyens manuels.» 
Autrement dit nous retiendrons que :

L’ostéopathie considère l’être vivant, homme ou cheval, comme un tout qui fonctionnera normalement si chacun de ses composants, os, ligaments, muscles, organes, fonctionne correctement seul et en interdépendance avec les autres. D’où, lors de l’analyse d’un problème à un endroit du corps, il faut toujours garder à l’esprit que celui-ci peut être la conséquence d’un trouble présent à distance de celui-ci.
Un problème d’épaule peut par exemple très bien venir du postérieur opposé ou des cervicales.

Toutes les structures du corps ont un unique but : le mouvement, l’échange et donc la vie.
La structure en bon état permet un bon fonctionnement et une bonne utilisation de cette structure est indispensable pour la préserver. C’est le concept Structure-fonction.
En cas de déséquilibre, c’est la fonction qui se verra altérée en premier lieu. L’atteinte de la structure survient ensuite.

Si l’on va plus loin, chaque structure a besoin d’apports de nutriments pour pouvoir fonctionner. La vascularisation est donc essentielle. « L’artère est souveraine ».

Le corps possède une capacité naturelle à s’auto-réguler pour s’adapter à toutes les variations auxquelles il est soumis (climat, microbes, agressions de toutes sortes). C’est lorsque les capacités d’adaptation sont dépassées que la pathologie s’installe. L’ostéopathe cherchera à restaurer la mobilité des structures et en particulier de la colonne vertébrale, pilier central qui gouverne toutes les fonctions de l’individu. Les corrections par voies réflexes viseront à normaliser l’ensemble du corps et ainsi à stimuler ses forces d’auto-régulation.

Le principal outil de l’ostéopathe est sa main.